Il y a des moments comme ça, où l'impuissance nous fige, elle nous blesse, nous laisse à terre. Et dans ces moments là on a envie de s'allonger par terre, de se recroqueviller, de prendre son visage dans ses mains et de laisser couler les larmes. Mais on ne le fait pas, parce que c'est lâche, parce que c'est trop difficile, parce qu'on ne veut pas craquer, on ne veut plus craquer. Alors on tient bon, on dit que tout va bien, on essaye d'en persuader les autres ou de se persuader soi-même. Il y a aussi des moments où tout va bien, du moins on le pense, on y croit dur comme fer, on le sens mais on se ment. On essaye juste de montrer que l'on va bien, pour que le commun des mortel nous laisse tranquille, pour que le reste du monde continue de tourner sans s'intéresser à nous. Pourquoi se persuader que tout peut aller bien, que notre planète tourne rond alors que tout va de travers. Le c½ur en miette et le cerveau en veille, on voudrait ne plus penser à rien, ou ne penser qu'à nous. Ce nous qui a mal, qui souffre mais qui se tait.
Le bonheur ce n'est pas tant un problème qui dépend d'un contexte donné, d'un événement quelconque ou d'une anecdote .. c'est une histoire de persuasion. Si on réussi à se persuade que l'on est heureux, certes on se ment, mais on est quand même sur que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
En fait, le bonheur, c'est de la Merde. :)
Introspectivement, Macha.