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Et c'est pareil avec la clope, le shit, les mecs, le sexe, le chocolat, l'amour, tout ces trucs qui sont sensé être agréables. Bref ... ù_ù

# Posté le samedi 07 mars 2009 15:48

Modifié le dimanche 24 mai 2009 19:18

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« _ Les chances, reprit-il, sont toujours contre nous, et nous n'apprenons pas de nos erreurs. Je ne critiquerai plus jamais Roméo.
_ Je ne saisis toujours pas, répondis-je. Qu'est-ce que ça aurait changé ?
_ Quoi ?
_ Si j'étais morte ?
Il me contempla longtemps d'un air dubitatif.
_ Tu as donc oublié ce que je t'ai dit ?
_ Il n'y a pas de danger.
Notamment ses ultimes paroles, celles qui avaient réduit à néant tout le reste.
_ J'ai l'impression qu'il y a méprise, Bella, commenta-t-il en caressant ma lèvre de ses doigts froid.
Il ferma les yeux, secoua la tête avec un demi- sourire qui ne trahissait nul contentement.
_ Je pensais avoir été clair. Je ne pourrais pas vivre dans un monde où tu n'existerais plus, Bella.
_ Là, tu ... (Je cherchais le mot approprié.) Tu m'égares.
Effectivement, j'étais déboussolée; ses paroles n'avaient aucun sens. Il se pencha sur moi et plongea ses yeux dans les miens.
_ Je sais mentir, Bella, j'y suis obligé, marmonna-t-il avec franchise.
Je me pétrifiai, muscles tendus, prête à encaisser le choc. La ligne de faille dans ma poitrine se déchira, et la douleur fut si violente qu'elle me coupa le souffle. Il me secoua, essayant de rompre ma tétanie.
_ Laisse-moi terminer ! Je sais mentir, n'empêche, tu m'as cru si vite ! Ça a été ... horrible.
J'attendis, toujours aussi raide.
_ Dans la forêt, quand je t'ai fait mes adieux ...
M'interdisant les souvenirs, je me battis pour m'accrocher à l'instant présent.
_ ... j'ai bien vu que tu ne renoncerais pas à moi. Je ne voulais pas agir ainsi, j'avais le sentiment que ça me tuerait, mais je savais aussi que si je n'arrivais pas à te persuader que je ne t'aimais plus, tu ne tarderais que plus à poursuivre le fil de ton existence. J'espérais que si tu pensais que moi, j'étais passé à autre chose, ce serait plus facile.
_ La rupture brutale, marmonnai-je.
_ Oui. Et pourtant, je n'avais pas songé que ce serait aussi simple ! Je m'étais dit que ce serait impossible, que tu serais tellement sûre de la vérité que je serais contraint de mentir comme un arracheur de dents pendant des heures afin de semer le doute en toi. J'ai menti, et je le regrette. Je suis désolé de t'avoir blessée, et je le suis parce que ça n'a servi à rien. Je suis navré de n'avoir pas pu te protéger de ce que je suis. J'ai menti pour te sauver, et ça n'a pas marché. Excuse-moi. En même temps, comment as-tu pu me croire ? Après les milliers de fois où j'avais dis t'aimer, comment as-tu pu laisser un mot briser la foi que tu avais en moi ?
Je ne répondis pas, trop choquée pour sortir une parole rationnelle.
_ J'ai lu dans tes yeux que tu pensais, profondément, que je ne voulais plus de toi. La chose la plus absurde, la plus ridicule qui soit. Comme si je pouvais exister sans toi !
Je ne bronchai pas. Ses mots étaient incompréhensibles parce qu'irréels. Une fois encore, il me secoua, pas fort, mais assez pour que mes dents s'entrechoquent.
_ Voyons, Bella ! souffla-t-il. A quoi pensais-tu ?
Alors je me mis à pleurer. Les larmes noyèrent mes yeux et roulèrent lamentablement sur mes joues.
_ Je le savais, sanglotai-je, je savais que je rêvais !
_ Tu es insupportable ! s'emporta-t-il avant d'éclater de rire, un rire bref et agacé. De quelle façon faut-il que je m'exprime pour que tu me croies ? Tu ne dors pas, tu n'es pas morte non plus. Je suis bien là, et je t'aime. Je t'ai toujours aimé, je t'aimerai toujours. J'ai pensé à toi, j'ai imaginé tes traits durant chaque seconde de mon absence. Quand je t'ai dis que je ne voulais pas de toi, c'était le pire des blasphèmes.
Je secouai le menton, cependant que les larmes continuaient à se déverser.
_ Tu penses que je mens encore, hein ? chuchota-t-il, le visage encore plus pâle que d'ordinaire. Pourquoi arrives-tu à croire le mensonge et pas la vérité ?
_ Ton amour pour moi n'a jamais eu aucun sens, expliquai-je d'une voix brisée. Je l'ai toujours su.
_ Je vais te prouver que tu es éveillée, riposta-t-il, mâchoires serrées et yeux plissés.
Sur ce, il enferma solidement mon menton entre ses mains, sans se laisser démonter par ma résistance.
_ S'il te plaît, non, le suppliai-je en détournant la tête.
Ses lèvres s'arrêtèrent à deux centimètres des miennes.
_ Pourquoi ?
_ Quand je reviendrais à moi ... d'accord, quand tu me quitteras de nouveau, me corrigeai-je en le voyant prêt à protester, j'aurai assez de mal sans cela.
Il recula légèrement, me toisa.
_ Hier, chuchota-t-il, quand je t'ai touché, tu t'es montrée si ... hésitante, retenue, et pourtant la même. Pourquoi ? Est-ce parce que j'arrive trop tard ? Parce que je t'ai tellement blessée ? Parce que tu es passée à autre chose, comme je le souhaitais ? Ce serait ... légitime, et je ne contesterais pas ta décision. Alors, s'il te plaît, ne m'épargne pas. Dis-moi juste maintenant si tu peux encore m'aimer ou non, malgré tout ce que je t'ai imposé. Dis moi ...
_ Tu parles d'une question idiote.
_ Réponds-y. S'il te plaît.
Je le fixai longuement d'un ½il peu amène.
_ Je ressentirai toujours la même chose pour toi, finis-je par murmurer. Bien sûr que je t'aime, tu n'y changeras rien.
_ C'est tout ce que je voulais entendre.
Sa bouche se plaqua sur la mienne, et je fus incapable de lui résister. Pas parce que ma volonté fut réduite en poussière à la seconde où nos lèvres s'effleurèrent. Ce baiser ne fut pas aussi prudent que ceux dont j'avais gardé le souvenir, ce qui me convenait parfaitement. Si je devais me déchirer encore plus, autant retirer le maximum de l'affaire. Bref, je lui rendis son baiser, mon c½ur battant une chamade désordonnée cependant que ma respiration devenait halètement et que mes doigts palpaient avidement son visage. Son corps marmoréen épousait chaque courbe du mien, et j'étais heureuse qu'il ne m'eût pas écoutée. Aucune souffrance au monde n'aurait justifié de louper ça. Ses mains mémorisaient mes traits, comme les miennes jouaient sur les siens et, pendant les rares secondes où ses lèvres se détachaient des miennes, il murmurait mon prénom.
Lorsque je commençai à avoir le vertige, il s'écarta, mais pour mieux coller son oreille contre mon c½ur. »

Tentation. Stephenie Meyer.
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# Posté le mardi 03 mars 2009 15:52

Modifié le dimanche 24 mai 2009 19:19

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La confiance en soi.

Est-ce que l'on nait avec ? Est-ce qu'il existe une sélection naturelle qui décide de donner ou non la confiance en soi, obligeant les autres à vivre dans le doute, dans le repli sur soi, dans la tristesse et la peur d'autrui ?
Quand je regarde parfois les gens tout autour de moi, j'ai l'impression que certains sont tellement à l'aise avec leur image que ça me fait mal au c½ur. Certains sont tellement fiers d'eux-même, de ce qu'ils font, de ce qu'ils sont. Et moi je me demande encore de quoi je pourrais être fière. Et si seulement un jour je pourrais être fière de moi, pour autre chose que lorsque je réussi à vaincre une araignée toute seule, ou quand j'ouvre le bocal de cornichons sans l'aide de mon père. Est-ce qu'un jour je pourrais avec confiance en moi au point de pouvoir dire "merde" ? Au point de pouvoir mener à bien un projet qui me tient à c½ur sans me soucier le moins du monde de ce qu'il se passe autour ? Mais alors la confiance en soi ne deviendrait-elle pas une affaire d'égocentrisme amélioré ? Parce que les gens qui ont confiance en soi montent plus vite que les autres .. en laissant les fameux autres de côté.

La vraie beauté n'est visible que dans les yeux de la personne qui nous regarde avec Amour.

Je ne crois pas avoir confiance en moi.. je n'ai pas de problèmes particulier avec moi mais quand même, je n'en suis pas encore arrivé au point de m'aimer complètement. J'essaye, je fais semblant aussi, je me tape des délires narcissiques avec mes photos, comme tout le monde, mais ça ne veut pas dire que je m'assume. Au contraire, en y réfléchissant bien, en me cachant derrière mes photos, je ne montre aux autres que ce que je veux bien leur montrer. Le reste je ne l'assume pas vraiment. Je ne m'assume pas vraiment. Donc je ne m'aime pas ?

Et la boucle est bouclée.

Alors, je pense que la confiance en soi, elle n'est donné à personne. Il faut l'acquérir, faire attention à elle pour la garder le plus longtemps possible. Pour avoir confiance en soi il ne faut pas devenir parfait, il faut justement accepter ses défauts ( et même les gros ) et les assumer. Le jour ou je réussirais à m'assumer .. les poules auront des dents. :)

# Posté le lundi 02 mars 2009 17:13

Modifié le dimanche 24 mai 2009 19:20

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Il y a des moments comme ça, où l'impuissance nous fige, elle nous blesse, nous laisse à terre. Et dans ces moments là on a envie de s'allonger par terre, de se recroqueviller, de prendre son visage dans ses mains et de laisser couler les larmes. Mais on ne le fait pas, parce que c'est lâche, parce que c'est trop difficile, parce qu'on ne veut pas craquer, on ne veut plus craquer. Alors on tient bon, on dit que tout va bien, on essaye d'en persuader les autres ou de se persuader soi-même. Il y a aussi des moments où tout va bien, du moins on le pense, on y croit dur comme fer, on le sens mais on se ment. On essaye juste de montrer que l'on va bien, pour que le commun des mortel nous laisse tranquille, pour que le reste du monde continue de tourner sans s'intéresser à nous. Pourquoi se persuader que tout peut aller bien, que notre planète tourne rond alors que tout va de travers. Le c½ur en miette et le cerveau en veille, on voudrait ne plus penser à rien, ou ne penser qu'à nous. Ce nous qui a mal, qui souffre mais qui se tait.
Le bonheur ce n'est pas tant un problème qui dépend d'un contexte donné, d'un événement quelconque ou d'une anecdote .. c'est une histoire de persuasion. Si on réussi à se persuade que l'on est heureux, certes on se ment, mais on est quand même sur que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

En fait, le bonheur, c'est de la Merde. :)

Introspectivement, Macha.

# Posté le samedi 14 février 2009 18:24

Modifié le dimanche 24 mai 2009 19:20